Minimalisme

Minimalisme: routes et déroutes d’une accumulatrice moyenne

La pensée minimaliste, ou simplicité volontaire selon le nom qu’on lui donne existe depuis très longtemps (en Orient notamment, mais aussi en Occident dans son aspect plus militant), émerge depuis quelques temps sur la toile, et de plus en plus de personnes ressentent un besoin, voire un déclic minimaliste. Spoiler alert: j’en fais partie, ce qui explique ce prélude à une série consacrée au sujet.

Depuis que j’ai quitté la maison familiale, il m’arrive en effet de visiter et voir les appartements de mes amis, parfois aussi de les aider à déménager et emménager.
J’avoue que j’ai du mal à m’empêcher de jeter un œil curieux à leur intérieur: ce qu’il y a, comment tout est rangé ou non, la décoration, si les murs sont chargés ou au contraire complètement lisses et nus.

Et souvent, les constats sont les mêmes: mis à part le fait que mes amis ont tous une déco assez badass chacun dans leur style, je me rends compte très vite qu’ils possèdent peu, en tout cas une quantité de bazar bien moindre que ce que j’ai (avais, si on regarde le long terme).
Moins à ranger, moins à transporter, moins à se soucier aussi visiblement.

Je les admire profondément pour cette force qui se dégage de leur intérieur tout de simplicité.

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Bibliothèque vide et pas à moi.

• Simplicité VS Accumulation

En partie parce que c’est un peu tout le contraire d’un état d’esprit qui a duré jusqu’à l’an dernier chez moi (tout en admirant la simplicité chez mes amis: beau paradoxe). À vrai dire, j’étais plutôt de l’espèce « maximaliste » (faute d’un terme mieux choisi, car je n’étais pas une hoarder), avec l’envie sous-jacente de me constituer un intérieur richement orné d’objets jolis et originaux qui puisse refléter à la fois ma personnalité et concrétiser l’engagement que j’avais envers certaines passions.

Ce sont deux aspects très déterminants dans ma réflexion (et mes problèmes) minimaliste, et sans surprise, ce sont les plus difficiles à gérer pour ne pas me laisser happer dans le cercle infernal de l’accumulation. D’autant plus que l’absence de revenus ne préserve pas de cette faille, loin de là.

  Ils s’appliquent à bon nombre de situations pour moi, mais un exemple est vraiment parlant. Lorsque j’étais en prépa littéraire, j’achetais à peu près tous les livres théoriques qui me semblaient utiles pour tel ou tel sujet abordé au gré du cours ou en vue du concours préparé. Sans compter la liste de lecture de six kilomètres qu’on a avant même la rentrée en 1ère année. Même avec une sélection utilitaire, ma collection comptait un nombre impressionnant de livres de toutes sortes, tous très érudits et une grande partie restés non lus.

  Et j’étais loin, très loin d’être la seule de ma classe à avoir adopté ce comportement d’achat systématique et compulsif.
Au-delà de l’aspect vraiment utile d’un tel comportement sur le moment (encore que, c’est aussi sujet à débat), voici comment je m’autorise à l‘interpréter, à la lumière de deux ans de recul et de réflexion sur cette période.

• Pourquoi j’ai encombré mon intérieur d’objets divers

– En premier lieu, et très fortement, l’angoisse. Acheter des livres, investir littéralement dans mes études au prix d’autre chose, c’était agir sur un contexte (le quotidien, les résultats en classe, la solitude, etc.) et une issue (le concours) sur lesquels je n’avais pas la moindre prise. En complément du travail fourni qui lui, n’avait pas de valeur chiffrable en espèces selon le temps passé et son efficacité…Et souvent estimé à moins de zéro par le corps enseignant, des camarades ou de mon propre chef.

– Conséquence directe de l’angoisse, la sensation de l’engagement. En accumulant tout ces objets, je me donnais une preuve tangible que j’étais véritablement intéressée, déterminée et engagée dans ce que je faisais, et que je faisais ça bien, avec méthode et rationnellement. J’en donnais une preuve aux autres aussi; pas tellement à mes éventuels invités qu’à ma famille et moi-même d’ailleurs.

– De cet engagement découlait une certaine idée de mon identité: puisque j’avais tous ces livres débordant des étagères, recouvrant tous les sujets et faisant de moi quelqu’un de (faussement et superficiellement) connaisseuse, j’étais une vraie littéraire, quelqu’un aimant vraiment les livres, de vraiment cultivé. C’était entretenir une image qu’on m’avait donnée depuis toute petite, qui me semblait sûre, pas trop fausse et assez solide pour m’y raccrocher et affronter trois ans difficiles avec au moins une certitude…Celle qu’on m’avait un jour dit que j’étais quelqu’un de bien avec et à cause des livres, même si on me répétait actuellement que je n’étais pas à ma place dans ce cursus. Une stratégie de survie comme une autre.

  On trouve beaucoup d’hypothèses formulées sur l’accumulation et l’attachement aux objets. Notamment celle de la peur de la mort poussant à accumuler et voir dans les objets une trace solide et durable de sa propre existence physique. Nombre de personnes témoignent avoir ressenti une impression de « mourir » au moment du tri de leurs possessions. Aussi intéressante cette piste soit-elle, je ne me reconnais pas vraiment en elle et j’ai donc choisi de vous parler de ce qui, après avoir ravalé ma fierté et examiné les choses avec honnêteté, correspond le plus concrètement et justement à l’importance qu’avaient le bazar et l’accumulation à mes yeux.

J’ai choisi là un exemple extrême volontairement, où une situation de grande fragilité et de pression psychologique a exacerbé des tendances déjà présentes. Et effectivement, il met en évidence un côté assez minable dans ma façon de gérer les difficultés, et une volonté assez vacillante.

Car j’ai/j’avais (difficile de choisir un temps…J’essaie vraiment de me débarrasser de cet état d’esprit, sans être sûre d’y arriver vraiment!) cette approche-là avec absolument tout ce qui m’intéressait et impliquait qu’on pouvait consommer et acquérir des objets. Inutile de mentionner le mal-être évident qui allait avec certaines de ces lubies (cosmétiques, sport pour modifier un corps qui déplaît, etc.).

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Extrait de bazar

• Une prise de conscience

  La seule passion qui est un peu passée au travers les mailles du filet et a déclenché ce grand chambardement minimaliste, c’est le yoga, pour lequel on a besoin de presque rien -et où on ne peut pas trop le nier. Cela m’a fait bien un bien fou sur tous les plans, et m’a mis le nez dans ce monceau d’affaires dont je n’avais non seulement pas besoin mais que je ne voulais même pas auprès de moi.

  Ça, c’était l’an dernier. Et dans la foulée du yoga, j’ai découvert l’ouvrage de Marie Kondo avec qui je partageais visiblement les mêmes petits penchants illuminés pour le rangement (pas besoin de vous faire une review, le livre a été vu et revu des centaines de fois sur la toile. En voici une soignée et claire) et sa méthode que j’ai trouvée géniale. J’ai tout mis par terre, littéralement failli mourir étouffée, pleuré du sang devant la masse…Et finalement j’ai trié. Beaucoup (je ferai le bilan ici juste pour le plaisir). Pas assez.

Puis je suis partie vivre quelques mois à Chypre avec trop et pas assez de choses, en gérant si mal mon affaire que ça a eu des répercussions regrettables par la suite (oui, à ce point). En revenant, j’ai encore plus trié, mais pas encore assez.

• Et ensuite ?

En somme, voilà d’où je viens, où j’en suis et où je vais, en guise de prélude à une série d’articles sur le minimalisme avec des vrais bouts de vie et de solutions concrètes dedans.

Et si on faisait un bout de chemin ensemble? Pas forcément longtemps ou sur tous les plans, mais juste un peu, si ça t’intéresse de trier aussi ce que tu as ou que tu es curieuxse de me voir tâtonner et les réflexions qui naîtront.
Si jamais tu as envie de partager ton expérience ou ton point de vue sur cette simplification des possessions, n’hésite pas non plus à commenter ici ou plus tard!  

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11 réflexions au sujet de « Minimalisme: routes et déroutes d’une accumulatrice moyenne »

  1. Hello, j’ai eu les même réflexions que toi dernièrement et j’ai hâte de lire tes prochains articles. Je pense qu’on a mis le doigt dans un engrenage et qu’on ne pourra plus retourner en arrière.
    Juste une remarque également sur ton style d’écriture que j’adore. Je le trouve si fluide et si élégant!

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    1. Merci pour ton gentil commentaire!
      C’est exactement ce que tu décris: mettre le doigt dans l’engrenage et ne pas pouvoir revenir en arrière…En tout cas, c’est ce qui se passe pour moi depuis un an, et je dirais même que ça empire: la photo du bazar date d’il y a un mois, lorsque j’ai dû déménager et…J’ai été dégoûtée par la quantité de choses et les ressources (en temps, en force, en personnes…) qu’il a fallu pour tout déplacer. Encore plus en sachant que j’avais fait un tri énorme avant ça…La quête continue 🙂
      Au plaisir de te revoir pour les prochains articles alors!

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  2. J’ai eu des périodes aussi. Accumulation compulsive quand j’étais très mal, dans ma tête et ma vie ; et puis ras le bol par moments.

    J’ai encore beaucoup de merdier (et depuis quelques semaines, beaucoup plus, bébé arrivant), mais j’ai fait du vide.
    Y compris en vêtements finalement (et le fait que dans mon état je ne tourne plus que sur trois robes et un sarouel, je dois recconnaitre que ça aide ! 😀 )

    Sauf dans mes bouquins… J’y arrive pas encore (quoique… J’en virerais bien certains, mais ils sont sur l’étagère la plus basse, et à moins de m’assoir par terre, sur des coussins, c’est mal barré XD )

    Quant au bouquin de Marie Kondo, je l’ai commencé, mais pas fini, il « traine ».

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    1. Ne pas accumuler alors qu’on prépare la venue d’un enfant ou que l’enfant est là rajoute du piment dans son ambition de minimalisme d’après ce que j’ai cru comprendre, une vraie gageure!
      Les livres sont un passage assez douloureux je trouve; Marie Kondo préconise de s’en défaire juste après l’étape « Vêtements » pour garder les souvenirs en dernier mais…Chaque livre a une trace d’un moment précis de la vie. Enfin, personnellement au moment du tri je sais précisément quand, comment et pourquoi j’ai acheté tel livre et les espoirs, craintes et souvenirs liés à la lecture de celui-ci. Sans compter que comme je l’ai écrit dans l’article, les livres cristallisaient à peu près tout mon mal-être. Mais! Conséquence stupéfiante: après m’être débarrassée de la plupart des livres, j’ai instantanément senti un poids en moins. Forcément, je n’avais plus cette vitrine pleine de souvenirs désagréables qui me faisait me sentir illégitime!
      Si tu as le temps et l’envie de reprendre la lecture de La Magie du rangement, je ne saurais que t’encourager: il manque des choses (notamment ranger sa cuisine et comment maintenir une cuisine minimaliste…) mais il est tout de même excellent pour commencer, et respectueux du lecteur (pas de jugement, pas de culpabilisation, pas de « balancez tout bande de larves! » intempestif), ce qui est précieux.

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      1. Je vais m’y remettre alors 😉

        Dans mes livres, c’est essentiellement des romans récupérés à droite ou à gauche, des « erreurs de jeunesse », des cartons pleins d’un peu n’importe quoi qu’on m’a refilés… Donc c’est un peu moins compliqué.
        Les livres que j’ai achetés ou qu’on m’a offerts (que j’ai achetés plus que quelques centimes j’entends) sont en bien moins grand nombre ; et ceux là sont en général assez réfléchis.

        Sans compter que j’ai toujours la famille pour récupérer mes fonds d’étagères (sauf les trucs vraiment honteux, qui vont dégager définitivement : souvent j’en « abandonne » quelques uns en ville, à l’entrée des magasins, etc… Vu que je ne peux pas, c’est physique, mettre un livre à la poubelle).

        Pour ce qui est des affaires de bébé, j’ai la chance de vivre à côté de mes soeurs : je suis à trois semaines du terme, la plus jeune de mes nièces aura 11 mois quand j’accoucherai, du coup j’ai tout récupéré : vêtements, berceau, nacelle, couffin/landau, baignoire… J’aurai également une partie des jouets…
        Ça a limité les investissements à ce qu’on utilise longtemps : draps, sortie de bain, gants de toilette (que j’ai faits d’ailleurs, dans des vieilles serviettes), table à langer (fabriquée avec amour par mon petit frère, sur mesure, et en secret), babyphone etc.

        Quand les vêtements seront devenus trop petits, ils retourneront au Domaine, où ils seront triés, classés, pliés, rangés, jusqu’au prochain bébé dans la famille ^^
        C’est sûr que à force, ils ne sont plus aussi frais (ça va être le 4e petit à les porter en moins de 4 ans quand même), mais on s’en fout un peu, tant que les enfants sont biens et en bonne santé, qu’importent les taches et l’usure !

        Récemment j’ai trié les papiers, mes boîtes à paperasse, factures, ordonnances, relevés de situation etc… Un gros sac est parti à la chaufferie, les papiers « sensibles » (genre ceux avec mes codes de carte bleue) ont été donnés aux boucs, en surveillant qu’ils soient bien mangés à fond (pratique la gent caprine XD ), on se sent plus légère après !

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  3. Je serai heureuse de lire ton cheminement sur cette voie =)
    J’ai eu l’occasion de donner des livres à une bibliothèque de rue, c’était une grande étape.
    Désormais, je sais quels sont les livres dont j’ai vraiment besoin d’avoir à mes côtés, ceux qui jouent les béquilles ou les faiseurs de rêves indispensables. Quelques auteurs clefs, quelques univers d’adolescence auprès desquels je peux trouver conseils et me rasséréner.
    Le tri permet quand même de faire un gros point sur soi, mais c’est parfois un fameux chamboulement.

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    1. Je t’avoue que si j’ai pu me défaire de beaucoup de livres, j’en ai encore un certain nombre dont je ne sais que faire car ils sont en anglais et que trouver un endroit qui les accepte est une gageure, l’initiative des bibliothèques de rue est super! J’aimerais que Toulouse organise de tels événements 🙂
      Par curiosité, quels livres juges-tu indispensable? Lorsqu’on ne garde que l’essentiel, c’est si intéressant de connaître ces titres!

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      1. Oulala, j’ai oublié de te répondre, je suis désolée.
        Voici une série d’essentiels: Harry Potter, A la croisée des Mondes, livres de Luis Sepulveda, livres de André-Marcel Adamek, Camus, poésie, livres de Arto Paasilinna, livres de contes, L’Oiseau Bleu de Maeterlinck. Un aperçu 🙂

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  4. Très bel article qui reflète pour beaucoup ce que je vis et ai vécu. Sans être une hoardeuse, j’aime également être entourée d’objets reflétant ma personnalité… résultat, j’ai encore beaucoup d’objets en tout genre chez moi et chez mes parents (va falloir que j’y remédie d’ailleurs… j’en suis déjà fatiguée d’avance). Je te rejoins sur l’angoisse que j’ai parfois de ne rien acheter, même si ça tend à diminuer dernièrement grâce à un gros travail sur mes croyances : « tu as déjà ce qu’il te faut à la maison, pas besoin d’acheter tel ou tel objet ».
    Dernièrement, j’ai la douloureuse impression que mon tri n’a pas de fin. Je passe mon temps à mettre des objets de côté, à les donner à une Ressourcerie ou les recycler/jeter pour ceux trop usés, mais il y en a toujours qui trainent partout, surtout les papiers alors que j’ai mis tant de constance à les ranger et les trier. Je sais qu’il s’agit pour beaucoup d’un problème de décision (incapacité à faire un choix sur certains objets) et qu’il va falloir que j’y remédie rapidement (surtout pour les objets aucazou qui pullulent partout chez moi).
    Je suivrais avec plaisir tes prochains articles à propos du minimalisme 🙂

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    1. Ah, chez les parents…C’est, dans une très nette moindre mesure, le cas pour moi aussi, mais surtout pour les vêtements que je n’assumais ni de mettre, ni de donner. Les livres de jeunesse font exception à mon grand tri, c’est vraiment la seule exception que je fais (aussi parce que ça me donne le sentiment encore fort d’exister dans cette chambre, étant donné que ces livres ont eu pour la grande majorité une importance fondatrice, normal quand on est enfant et qu’on grandit! Et puis Yoko Tsuno, Peggy Sue et la série Pretties de Scott Westerfeld, c’est trop bien, même si je ne lis que les Yoko Tsuno systématiquement quand je vais chez eux).
      Oui l’argument du besoin marche souvent, mais pas systématiquement: clairement quand il s’agit de thé, de tasses, de tarots, de cristaux ou de curiosités naturelles (que je n’achète pas du coup mais bon), j’ai du mal à me maîtriser car le besoin est euh…Comment dire, redéfini brusquement. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les jeux de tarot.
      Compassion x1000 pour le tri sans fin. Personnellement c’est plutôt l’aspect « se débarrasser » des objets qui me pose des difficultés: d’un simple point de vue pratique, c’est épouvantablement difficile de donner des objets quand on n’a pas de véhicule. J’ai déjà fait pas mal d’aller-retour pour vendre des livres, mais c’était une sacrée expédition à chaque fois, et pas top pour l’état des livres non plus…Puis quand personne n’est intéressé aussi, et qu’on ne peut décemment pas jeter certains trucs (maquillage de très belle facture). L’enfer ^^’
      C’est pas marrant pour les papiers, et ça doit être frustrant au quotidien…Peut-être que scanner à l’aide de l’appli CamScanner t’aiderait à garder le contrôle dessus d’une certaine manière aussi…? J’aime beaucoup cette application et je m’y retrouve davantage depuis que je l’utilise, ça me permet de réduire drastiquement la quantité de papiers chez moi.
      Courage en tout cas pour le tri, on est motivé.es!

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      1. Je te comprends tellement pour les livres de jeunesse ! Cela me fait tout bizarre de voir ma chambre chez mes parents se vider des choses de mon enfance, mais n’ayant pas envie de les encombrer, il faut bien que je fasse un choix à leur sujet (j’ai les Peggy Sue chez moi en France, mais les Fantômette sont encore chez mes parents ^^).
        Je plussoie pour les curiosités naturelles : je ne cesse de ramasser des pommes de pin en ce moment, j’ai pas mal de cailloux et de coquillages chez mes parents et je ne peux m’empêcher de le faire ! Je trouve ces reliques naturelles magnifiques et j’aime les avoir avec moi, comme pour pallier au fait qu’il y a un manque de verdure sur Paris. D’ailleurs, ça me rappelle qu’il faut que je transforme ma collection de pommes de pin en guirlandes pour Noël/Yule, ça commence à prendre pas mal de place dans les bibliothèques xD (et mes cailloux en presse-papiers peints). Savoir s’arrêter est presque surhumain (j’ai un pincement au coeur en voyant toutes les magnifiques pommes de pin que je croise sans les ramasser et savoir que leur destin est d’être écrabouillées par les voitures…bref !)
        Je suis tellement d’accord avec toi sur le fait qu’il est difficile de se débarrasser des objets lorsque l’on n’a pas de véhicule ! Je t’avoue que c’est plus facile sur Paris car les Ressourceries sont proches (du coup, je profite du moment de ma vie dans cette ville pour prendre de bonnes habitudes et de me débarrasser de ce dont je n’ai pas besoin), mais cela doit être moins facile dans des villes où c’est moins répandu… Pas top pour le maquillage oui, mais il y a une répugnance vis à vis des bactéries qui rend la transmission compliquée (même quand on n’utilise pas le produit).
        J’y penserai pour l’application, merci ! Je t’avoue que je n’aime pas la substitution du papier physique pour un document immatériel car mine de rien, cela coûte quand même des ressources parfois plus polluantes. Cependant, vu que j’ai vraiment besoin de mieux gérer le flux et de réussir à le diminuer, je tenterai le coup tout de même 🙂
        Merci, bon courage à toi aussi ! Nous finirons par prendre le dessus \o/

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