Divers·Non classé

Hope your road is a long one…

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Bonne année à tous, remplie de projets, de joie et d’affection ❤

Il est des marronniers auxquels je sacrifie volontiers, et avec un plaisir certain: les bilans de fin d’année et les bonnes résolutions en font partie. En dépit du jeune âge de ce blog, il me semblait bon de revenir sur l’année -pas toujours clémente, il est vrai- qui vient de s’écouler, et partager avec vous quelques bonheurs simples, ainsi que de l’espoir et des perspectives pour celle qui s’annonce. Si le bilan peut avoir l’air d’une tradition surannée et un peu artificielle, recomposer son année autour de temps forts et de réalisations personnelles permet de constater que l’on avance et évolue, aussi sombre et stagnante que puisse parfois paraître notre situation personnelle. Chaque année, nous voilà forts d’un petit (ou d’un grand) quelque chose en plus, précieux et inaltérable. Le bilan nous permet d’y voir plus clair, si nous n’en avons pas déjà conscience.
  De la même manière, écrire ses « bonnes résolutions » n’a rien de futile; peut-être est-ce le terme lui-même qui ne nous plaît guère, trop souvent entendu et qui fleure la poussière des journaux intimes, bien plus que les résolutions elle-mêmes, louables tant qu’elles viennent du cœur, comme le dit si justement Pauline? Pour ma part, je lui préfèrerai néanmoins le mot « intention », plus doux, moins injonctif, plus approprié au caractère rétif et aux projets qui sont les miens.

  J’aimerais tout d’abord initier ce bilan en vous parlant du Défi Gratitude lancé par Anouchka de Biobeaubon, consistant à partager quotidiennement, sur le réseau social de notre choix (Twitter pour moi), un moment nous ayant rempli de gratitude durant le mois de décembre. Une initiative bienvenue après novembre et ses orages…

Les participants au défi utilisaient le hashtag #mondefigratitude afin de pouvoir interagir entre eux. Je m’y suis tenue assez fidèlement, ratant parfois un jour ou deux du fait de déplacements ou de journées très remplies (bien que j’ai parfois posté des tweets en retard), consultant souvent le fil du hashtag et appréciant les partages faits par ceux qui ont animé décembre de leurs instants de gratitude.
  Je serai assez brève sur ce que ce défi m’a apporté, en partie parce que le sujet me tient à cœur et que j’aimerais le développer plus amplement dans un article consacré. Voici donc la liste des constats, à l’issue de ce défi, qu’il m’est permis de dresser:
  – La facilité de l’expérience. J’appréhendais un peu de devoir me creuser la tête pour trouver chaque jour de quoi tweeter #mondefigratitude, et force est de constater que l’inverse s’est produit: j’ai très souvent dépassé la limite des 140 caractères, tant j’avais parfois à dire! Certains jours ont bien entendu été moins riches que d’autres de tels moments et ont necessité plus de réflexion, mais j’avais toujours quelque chose à dire, même lors de journées très sombres.
  – Le chemin parcouru. J’ai conscience que ce petit défi n’aurait pas été facile l’an dernier, ou même quelques mois plus tôt: je vous en dis davantage un peu plus bas. Ce défi m’a également permis de me rendre compte du chemin parcouru, là où j’ai souvent tendance à ne voir que ce qui reste à faire, le « pas assez » plutôt que ce qui est déjà accompli.
  – Le plaisir d’écrire et lire les tweets de mondefigratitude. Ce défi est véritablement basé sur la joie de donner et le plaisir de recevoir, et cet aspect est indéniablement l’un des plus importants que je retiendrai: écrire ses moments de gratitude et les partager avec tous les participants est bien évidemment agréable, mais lire ceux des autres ne l’est pas moins. Mieux, en cas de jour moins joyeux, ce fil d’actualité un peu spécial et chargé de simplicité m’a fait autant de bien qu’il m’a inspirée! Un aspect plutôt inattendu et que je tiens à noter.

 

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  Ce bilan du défi gratitude me permet de vous parler du bilan plus global de cette année. Là encore, je ne serai pas longue, craignant de vous ennuyer de mes bavardages trop personnels. Riche en rencontres et moments inoubliables, cette année a été pour moi particulièrement belle et intéressante. En dépit de quelques moments plus difficiles, j’ai beaucoup voyagé, eu la chance de passer quatre mois à Chypre, d’apprendre véritablement une nouvelle langue, et, surtout, de découvrir Athènes. Athènes qui a réparé ce qui était un peu cassé depuis un an et demi, m’a redonné le goût des études perdu depuis lors, et m’a soufflé à l’oreille que je pouvais faire à nouveau quelque chose de bien, avec elle, et que ce serait désormais pour la vie, qu’elle ne me charmerait pas pour me laisser dans une impasse, même si la route serait parfois pénible et moins facile que celle toute tracée pour les blessés de mon genre. Pour l’ancre, la carte, la boussole et la vue plus claire, Athènes, merci.
  Devenir végane en avril (et surtout, l’assumer véritablement) a eu un fort impact dans mon quotidien, que ce soit dans mon appréhension personnelle des repas comme en société: j’ai eu beaucoup de bonnes surprises qui contrebalancent sans peine les rares moments désagréables vécus à ce sujet, fait de très belles rencontres, et étonnamment, ai appris à combattre une timidité parfois un peu difficile à vivre et gênante dans une société valorisant les petits communicants en herbe. La nécessité de parler de cette différence qui détonne et intrigue et celle, aussi forte, de l’engagement, ont bien eu un effet inattendu mais très positif! Et ce parce que toute cette histoire, accompagnée d’une envie depuis des années assez fortes d’utiliser un tel support, a constitué l’un des éléments déclencheurs de la création de Vue sur chambre.
  Bien entendu, ce bilan ne serait pas complet si je ne parlais pas de la découverte du yoga en avril dernier: j’ai quelque peu ralenti le rythme, mais cette discipline reste chère à mon cœur et m’a ouvert des horizons, tout autant qu’elle m’a permis d’établir des liens que je n’aurais jamais faits sans elle. J’ai renoué avec des habitudes et petits plaisirs que j’avais seule, et où je prenais des postures de yoga instinctivement, sans en connaître le nom ou même de savoir qu’il s’agissait de cela, seulement pour le bien-être que je ressentais à ces moments-là. J’ai aussi, et c’est une des choses les plus importantes de cette année, fait la paix avec mon corps. Après des années passées à le martyriser, le détester, maudire son incapacité à se plier aux injonctions esthétiques, en être honteuse en public et embarrassée en privé, comme bien trop de personnes qui pourront sans doute se reconnaître dans ces lignes, je suis très heureuse de pouvoir dire que c’est fini. En outre, la sérénité, la positivité et le calme naissant de la pratique du yoga ne sont pas une légende destinée à attraper le chaland, et j’ai globalement vécu avec moins d’anxiété et de stress les multiples événements qui m’auraient à l’accoutumée transformée en une boule de stress dans un état physique déplorable: je n’ai pas une seule fois été malade d’anxiété depuis que j’ai commencé et j’ai développé une pensée positive qui me faisait (fait un peu honteux dans un monde virtuel où l’on se doit d’exhiber en toutes circonstances un sourire jusqu’aux oreilles) jusque là un peu défaut, et était un peu bancale lorsque j’y avais recours.

  Voilà, en somme, mon année 2015 et ses apprentissages telle que l’on pourrait la qualifier: « Je marche plus sûr en montant qu’en descendant. » (Montaigne, Essais).

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  Enfin, pour terminer cet article, voici les projets et résolutions qui me sont chers pour 2016 qui pointe déjà le bout de son nez. Ils ne se veulent pas d’une originalité fracassante, ni en nombre extravagant, mais ce sont ceux qui s’imposent à moi lorsque je me demande avec quelle intention je veux aborder la nouvelle année.

Si l’on devait résumer cette dernière, elle tiendrait tout entière dans les premiers vers du poème de Constantin Cavafy, Ithaca:

As you set out for Ithaka
hope your road is a long one,
full of adventure, full of discovery.
Laistrygonians, Cyclops,
angry Poseidon—don’t be afraid of them:
you’ll never find things like that on your way
as long as you keep your thoughts raised high,
as long as a rare excitement
stirs your spirit and your body.

C O R P S

  Continuer dans la voie du yoga
Reprendre le yoga, un peu délaissé en cette fin d’année, et continuer à progresser tout en douceur, sans pression aucune. Si je n’ai toujours pas le budget pour assister à des cours et que la pratique personnelle à l’aide de livres me convient très bien, je ne manquerai cependant pas de surmonter ma timidité si jamais j’ai l’occasion d’assister à des ateliers ou cours d’essai proches de chez moi.

E S P R I T

Développer Vue sur chambre
  L’ouverture de ce petit espace douillet est pour moi une grande aventure, et sa gestion n’est pas de tout repos! Parfois intimidante, parfois éprouvante, toujours gratifiante, l’exercice n’est pas des plus faciles mais si plaisant que je tiens à continuer à poster régulièrement. J’ai beaucoup d’idées, de projets, et de défis et d’histoires à raconter, et il serait dommage de laisser ce blog à l’état de bourgeon. Si j’ai donné (un peu malgré moi, et surtout par crainte de trop m’exposer) un ton davantage orienté cuisine ici, il se veut bien plus large! Aussi ai-je à cœur, pour l’année à venir, de surmonter cette timidité et oser vous parler davantage de tout, de rien, dans cet esprit un peu brut, artisanal et très improvisé qui correspond finalement à ma façon de faire. Voilà une intention bien large!

 M E

Construire une discipline dans mon quotidien
  Ce n’est pas un scoop: je suis fondamentalement dissipée et désorganisée! Un trait de caractère qui comporte ses aspects sympathiques, telles une certaine spontanéité et une capacité à se montrer redoutablement efficace à la dernière minute, mais me vaut aussi quelques déconvenues et déceptions. Inutile d’essayer de me métamorphoser en magicienne de l’organisation ou en reine du planning, mais j’aimerais tout de même insuffler quelques touches d’ordre dans mon quotidien, au niveau matériel comme au niveau spirituel, ne serait-ce que pour en effacer les classiques moments d’angoisse. De ce désir découle une multitude d’autres projets qui me seront ainsi bien plus accessibles, alors qu’ils restent difficiles à atteindre pour l’instant. Je reste donc volontairement très vague et très ambitieuse à dessein avec cette résolution, mais ne manquerai pas de vous dire par la suite où j’en suis, et quels sont mes remèdes.

Voilà, comme promis, la liste était courte, même si j’ai un peu triché puisque ces trois résolutions en contiennent en réalité bien plus! Mais que serait une telle liste sans quelques petits défis sans pression ni prétention? En voici quelques uns, en vrac: lire au moins 40 livres cette année, me lancer un défi zéro déchet, un défi « manger sans gluten » durant un temps déterminé, participer aux éco-défis d’Echos verts (allez donc regarder la liste et le premier éco-défi de l’année, vous allez adorer!),

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  J’espère que cet article vous aura plu, et que vous partagerez vous aussi vos bonnes résolutions et vos bilans pour cette année si jamais vous en ressentez l’envie. Je serai très contente de les lire et d’y répondre!

Oh, et: restez enthousiastes. Comme le dit si bien Constantin Cavafy, là réside la clef de tout!

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